L'UNSA auditionnée sur le travail du dimanche Une délégation a été reçue à l'Assemblée Nationale le 26 novembre dernier par Monsieur Eckert, député PS de Meurthe et Moselle sur la proposition de loi visant à définir les dérogations au repos dominical dans les grandes agglomérations, les zones touristiques et les commerces alimentaires. Cette proposition qui devrait être discutée début de l'année prochaine fera l'objet d'amendements. Mais d'ores et déjà l'UNSA a rappelé ses positions. Le dimanche, jour de repos hebdomadaire, doit rester par principe une journée de détente et de loisir. En aucun cas, le dimanche ne doit devenir un jour ouvrable. Pour l'UNSA, l'ouverture dominicale doit rester fixée à 5 dimanches par an et les exceptions dérogatoires doivent être étroitement encadrées : Le travail du dimanche doit faire l'objet d'une réglementation précise par exception au droit commun et négociée au niveau de la branche ou du territoire, bien évidemment, les heures effectuées le dimanche doivent être majorées et donner lieu à repos compensateur, la base du volontariat doit être la règle. D'un point de vue économique, pour l'UNSA la contribution éventuellement positive en matière de création d'emploi serait limitée par des effets négatifs importants. D'une part, le texte en discussion laisse apparaître la « valorisation » des grands pôles de distribution, ce qui va à l'encontre de la nécessaire concurrence dans la grande distribution et, d'autre part, l'ouverture dominicale pourrait doper les transports automobiles et... la pollution et sacrifier ainsi les objectifs du Grenelle de l'environnement. |