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Trois questions à Alain OLIVE

Posté le 19-07-2009


Le Secrétaire Général de l'UNSA évoque la crise et la montée de son syndicat dans le secteur privé.

Trois questions à...

Alain Olive, Secrétaire Général de l'UNSA.

Certains syndicats et partis politiques appellent à une grève générale. Quelle est votre position ?

Appeler à la grève générale, c'est menacer avec un couteau sans lame. Aujourd'hui ça n'a pas de sens. Ce qui est responsable, c'est de mettre en place des actions dans la durée, comme en janvier, mars et mai, pour maintenir la pression. Pour nous, organisations syndicales, cette crise est une épreuve redoutable. Ce n'est pas comme le CPE, ou la loi Bachelot, on ne manifeste pas contre la crise. Nous sommes obligés de revoir notre mode d'action.

C'est-à-dire ?

On ne peut pas se contenter de protester. Il faut faire des propositions. Par exemple, la décision du gouvernement de mieux indemniser le chômage partiel, lors du sommet social du 18 février, est une idée de la plateforme intersyndicale. Le syndicalisme est en train de changer en profondeur, il y a de plus en plus une démarche réformiste.

Traditionnellement implantés dans le secteur public, vous progressez dans le privé. Comment l'expliquer ?

C'est vrai, depuis début 2009, nous avons créé 350 sections syndicales dans le privé, tous secteurs confondus. Pour nous, c'est une formidable bouffée d'oxygène, en partie due à la loi du 20 août sur la représentativité syndicale. Je pense que les salariés apprécient notre position réformiste. Et ils ne veulent plus de pesanteurs idéologiques et bureaucratiques. Ils souhaitent être maîtres de leurs décisions dans leur entreprise. Nous sommes jeunes et nous apportons une forme de décentralisation et d'autonomie des syndicats d'entreprise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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